Le périnée…
Un lieu sacré, un sacré lieu

Au cœur du corps humain, le pelvis est un carrefour, un lieu de rencontre, avec soi-même et avec l’autre. Il reçoit et se nourrit d’innombrables ramifications du corps humain, mais aussi de la psyché et de la mémoire. Il génère plaisir et souffrance, physiologie et psychologie, amour et détestation, appétit et dégoût, noblesse et trivialité. Pour certains, il est sacré, pour d’autres il est maudit, et pour encore beaucoup d’entre nous, il est interdit, transparent, invisible, inexistant, continent ignoré. Il n’est pas étonnant qu’on ait nommé le nerf qui le fait vivre, nerf pudendal, version scientifique de son ancienne dénomination de nerf honteux.

Joelle Souffir

Le périnée, toute une histoire…

Depuis peu, où il est à la mode, après quelques années où il fallait « briser le tabou », il est devenu un objet d’observations, d’études, débordé en quelques sorte par les manifestations anormales de ce qu’il contient (descente d’organes, fuites urinaires) …,rançon souvent, hélas, du passage du merveilleux, l’enfant, la vie …

Victime de lui-même

Puis la parole s’est un peu débridée… on a voulu le museler, le faire taire, l’empêcher de laisser « sortir », le rééduquer, le formater… mais le génie était sorti de sa lampe et ne voulait plus s’y limiter.

Quelle découverte !

La parité… même là ! On a découvert aussi que même les hommes en avaient un, et qu’on n’avait même pas pensé à se poser la question.

Qui pouvait aussi vivre, souffrir et avoir le même droit de cité que celui des femmes !

Le périnée : Idées reçues

Vieille idée, reconnue comme n’ayant que des inconvénients.
C’est antiphysiologique d’interrompre une action totalement programmée par le cerveau.
Cela peut entrainer des infections urinaires, la vessie n’ayant plus d’informations complètes pour finir de se vider.

Non, chaque organisme a son rythme et ses besoins. Le bon sens est de boire quand on a soif, de ne pas se forcer à boire, ni à ne pas boire. A la goutte près, notre organisme sait ce qui lui convient.

Non, la vessie a un potentiel de remplissage idéal, qu’il ne faut pas forcer. Le risque est de se constituer une vessie distendue, trop grande, qui aura du mal à se vider de plus en plus, à fortiori quand on avance en âge et pourra conserver des résidus susceptibles de s’infecter.

Le périnée aujourd’hui…

Une science

On devait trouver un nom… L’un était trop médical, l’autre trop gynécologique, le troisième trop réducteur … On s’est donc créé une enveloppe, moins réductrice, avec de la place pour d’autres révélations, la pelvipérinéologie.

Un contenu

On s’intéresse peu à peu à sa richesse, à son fonctionnement, à ses pathologies, à ses secrets. On s’émerveille de sa découverte, de sa « polysexualité », de ses perceptions, de l’étendue de son royaume, de sa présence dans bien des sphères. On s’étonne qu’il soit impliqué dans bien des pathologies de la relation, du bien-être, de l’estime de soi, du couple, de la sexualité, qu’il soit victime de bien des comportements qu’on a crus anodins, on s’étonne aussi qu’il puisse être soigné, écouté et guéri de bien des blessures que les humains s’infligent…

Il a pris la parole, il a désigné sa place au cœur de nos êtres, apprenons ce qu’il veut nous dire, voyons ses facettes et ouvrons nous aux directions qu’il nous indique.

Une expérience

30 ans d’observations, de remarques, d’écoute et d’expérience ne sont pas trop pour essayer d’esquisser des réponses aux interrogations, aux inquiétudes que vous pouvez avoir… et d’en faire un bilan non exhaustif.

Riche de son contenu

Lieu d’une juxtaposition intime de tant d’organes, de tant de fonctions, qu’on aille de la terre au cerveau, à l’âme, en s’élevant, ou du cerveau à la terre, en se « vidant », le passage obligé est le carrefour pelvien. Fermé en bas par le « périnée » signifiant en grec ancien « autour du temple » (peri naeos), il peut aussi signifier « lieu où j’habite », et également « voie vers l’extérieur ». Dans l’architecture du temple égyptien, le « naos » en était la partie essentielle, le sanctuaire, destiné à recevoir la statue de la divinité.

Comment est-il devenu, au fil des siècles, cette région obscure, sombre et innommable, dans un silence de cloaque ?

périnée

3 à 6 millions de françaises souffrent d’incontinence urinaire

12% des femmes entre 20 à 29 ans
25% des femmes de 60 à 69 ans
32% des femmes de 80 ans et plus

Chaque année, 30 000 hommes sont opérés d’un cancer de la prostate

25% sont incontinents au-delà de 6 mois
5% ont une incontinence permanente

En France l’incontinence urinaire coûte 45 milliards d’euros

  • Près de 10 % des femmes qui n’ont jamais accouché ont des fuites urinaires, 30 % si elles pratiquent des sports.
  • Le golf induit 2 % d’incontinences, le trampoline 80%
  • Chaque impact au sol d’une joggeuse impose 4 fois son poids au périnée.
  • Pour 1,5 l d’apports hydriques, on devrait avoir 6 mictions/jour et 0 à 1 la nuit.
  • 12 % des femmes décrivent des fuites urinaires juste après leur 1er accouchement. 10% resteront incontinentes
  • En France naissent 55 à 65000 enfants par mois

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